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Elucubrations narcissiques
La bête : Lili
La race : animal pseudo-domestique imaginaire
Le caractère : impossible
Les origines : un peu moi, un peu une autre.
Etat : délabrée, surtout de la charpente de la toiture.
Couleur : peu importe pourvu que ca flashe( avec double ration de paillettes siouplé)

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J'espionne par là...

et ailleurs?

Chroniques sociales V
=> Définition de mon métier.

C'était un jeudi, veille de jour férié. Pour tout saisir, il faut savoir que je reçois le public le mardi et le vendredi matin. Aux autres moments, je fais de l'administratifs, des recherches, des coups de fils, des visites à domicile ou bien, très exceptionnellement des rendez-vous. J'essaye d'éviter les rendez-vous parce que mon temps est suffisament bien rempli avec les permanences. Au-delà de l'organisation de mon temps de travail, je travaille aussi avec un public défavorisé socialement en manque de limite. J'estime donc que c'est un travail d'éducation d'être ferme sur les horaires où je reçois les gens. Bien sur, en cas d'urgence, je reçois toujours les gens.

Donc, un fameux jeudi, veille jour férié. Un coup de fil. Un de mes clients qui exige d'être reçu. Je m'enquiers de la situation : rien de neuf sous le soleil, pas d'urgence sociale pour moi. Mr est logé, nourri, blanchi donc... Je refuse. Il y avait une permanence le mardi de cette même semaine, il y en aura une le mardi suivant, si c'était pas si urgent mardi, ca peut certainement attendre le mardi suivant.

L'homme au bout du fil s'énerve, je lui explique mes raisons, je maintiens mon refus. Le ton monte de son coté, je deviens catégorique. Je cherche à écourter la conversation voyant que de toute façon, mon interlocuteur ne démordra pas de son idée.

Et là, la meilleure de l'année est prête à m'exploser à l'oreille, mais je ne le sais pas encore. J'entends mon bonhomme au téléphone qui prend une grande inspiration, de ces inspirations annonciatrices de grandes révélations. Silence.
- Mais Madame, vous êtes assistante sociale!! Votre travail, c'est de servir!
Je reste coite. Une telle fulgurance de pensée me scie. Je me retiens de rire aussi, un peu. Et je réponds, très calme :
- Monsieur, pour servir, on a inventé les domestiques. Ils coutent plus cher que ce que je vous coute, mais libre à vous d'en embaucher un. Sur ces  bonnes paroles, au revoir, je vous reçois mardi si vous le désirez.
J'ai raccroché.

Note pour plus tard : dorénavant, décrocher en disant "Allo, Sévice social!".
bavassé par Lili-la-tigresse, le Lundi 11 Septembre 2006, 18:28 dans la rubrique "Chroniques sociales".


Ragot(s)

  Aleas
Aleas
15-09-06
à 15:19

P'tit coucou...
Et merci pour ton passage "chez moi".
Un souvenir à la lecture de ton article...

Un collègue qui avait mis sur un panneau :

"Nous sommes au service des étudiants, pas leurs esclaves..."

Il semble effectivement que certains confondaient quelque peu...

Aléas.